Commentaire à chaud #11 | Comment distinguer un colza OGM d’un colza « normal »

Hier soir, un reportage diffusé au 19:30 m’a beaucoup amusée. Il concerne les mesures prises par la Suisse pour éviter toute contamination du territoire par des semences OGM qui pourraient s’échapper des wagons de train les transportant qui passent notamment par la gare de Bâle. Il nous est expliqué que deux fonctionnaires doivent inspecter de près les voies ferrées 3-4 fois par an pour s’assurer qu’aucun plant de colza OGM n’aient pu y germer, ces plantes étant rigoureusement interdites dans notre pays. Comment s’y prennent-ils? Et bien, ils répandent du glyphosate un peu partout autour de la gare, puis ils viennent arracher à la main tout ce qui a survécu au désherbant!

frankenfood: OGM végétaux

Frankenfood: OGM végétaux

Vous me direz, et alors? Et bien, ce que cela signifie, c’est qu’il est impossible de distinguer à l’œil nu entre du colza conventionnel et du colza génétiquement modifié pour tolérer le glyphosate. On ne peut les distinguer qu’avec des tests génétiques en laboratoire. Voilà. Or, un des principaux arguments des anti-OGM, c’est de nous dire que ces plantes seraient en tous points différentes des variétés obtenues par d’autres moyens. Ils n’ont de cesse de nous présenter une imagerie des OGM comprenant des plantes ou des animaux monstrueux, difformes, déformés, etc. Un OGM ne saurait être autre chose qu’une espèce de Frankenstein en version végétale ou animale. La réalité est que les OGM actuellement commercialisés ne diffèrent en rien des variétés conventionnelles si ce n’est par leur capacité à résister à certaines contraintes environnementales (parasites et désherbants). 

Ariane Beldi

Assise à la fois sur un banc universitaire et sur une chaise de bureau, une position pas toujours très confortable, ma vie peut se résumer à un fil rouge: essayer de faire sens de ce monde, souvent dans un gros éclat de rire (mais parfois aussi dans les larmes) et de partager cette recherche avec les autres. Cela m'a ainsi amené à étudier aussi bien les sciences que les sciences sociales, notamment les sciences de l'information, des médias et de la communication, tout en accumulant de l'expérience dans le domaine de l'édition-rédaction Web et des relations publiques. Adorant discuter et débattres avec toutes personnes prêtes à échanger des points de vue contradictoires, j'ai découvert quelques recettes importantes pour ne pas m'emmêler complètement les baguettes: garder une certaine distance critique, éviter les excès dans les jugements et surtout, surtout, s'astreindre à essayer de découvrir le petit truc absurde ou illogique qui peut donner lieu à une bonne blague! Je reconnais que je ne suis pas toujours très douée pour cet exercice, mais je m'entraîne dur….parfois au grand dame de mon entourage direct qui n'hésite pas à me proposer de faire des petites pauses! Je les prend d'ailleurs volontiers, parce qu'essayer d'être drôle peut être aussi éreintant que de réaliser une thèse de doctorat (oui, j'en ai fait une, incidemment, en science de l'information et de la communication). Mais, c'est aussi cela qui m'a permis d'y survivre! Après être sortie du labyrinthe académique, me voici plongée à nouveau dans celui de la recherche d'un travail! Heureusement que je m'appelle Ariane!

Laisser un commentaire (les commentaires sont modérés) | Leave a comment (comments are moderated)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.