Commentaire à chaud #11-1 | Mise au Point sur Monsanto ou mise au pilori?

Dimanche 28 juin 2015, l’émission de la RTS 1, Mise au Point, nous proposait un sujet sur la tentative de rachat de Syngenta par Monsanto. Celle-ci inquièterait énormément en Suisse parce que Monsanto a une réputation plus que sulfureuse et que certains craignent qu’en engloutissant Syngenta, la multinationale ne parvienne à mettre la main sur l’ensemble de la filière agrochimique. Le reportage, supposé nous expliquer d’où vient cette sombre réputation, va en réalité tout faire pour la justifier et la renforcer en donnant essentiellement la parole à des militants anti-OGM, en roue libre, qui nous répèterons la même sempiternelle propagande anti-Monsanto.

 

Non, Monsanto + Syngenta, ce n’est pas Volkswagen + Shell

C’est François Meienberg, de la Déclaration de Berne qui ouvre les feux avec une comparaison osée pour décrire la démarche de Monsanto vis-à-vis de Syngenta: Ce serait un peu comme si le numéro 1 de l’automobile (Volkswagen ou Toyota) achetait le numéro 1 de l’industrie pétrolière (Shell ou Exxon). Il en résulterait forcément la production de voitures qui consomment plus d’essence. Entendez: si Monsanto rachète Syngenta, c’est pour produire des semences qui requerront forcément toujours plus de pesticides. Ce doit être pour cela que depuis 20 ans, Monsanto s’ingénie à développer des semences tolérantes aux herbicides ou capables de produire leur propre pesticide: pour que l’on doive toujours épandre plus de produits chimiques! Il ne semble pas effleurer qui que ce soit que Monsanto n’a aucun intérêt à encourager les paysans à polluer leurs sols au point de les rendre stériles, vu que ce serait couper la branche des paysans…et donc la sienne aussi. Même d’un point de vue purement financier, même à court terme, l’entreprise n’a aucune raison de vouloir que les paysans utilisent toujours plus de pesticides ou d’herbicides!

Monsanto, vade retro satanas? Vraiment? Sérieusement?

Gentil fermier anti-Monsanto

« Moi, ce qui me gêne avec cette société, c’est qu’elle existe…. »Eline Müller, militante de Greenpeace Vaud, Collectif Marche contre Monsanto, interviewée tout au début du reportage.

Mais, on comprend en fait assez vite que le problème réside tout à fait ailleurs, soit dans la nature industrielle de l’agriculture moderne. Ce qui est reproché à Monsanto, c’est de s’inscrire dans un paradigme capitaliste et de production à très grande échelle, alors que la plupart des écolos qui en ont fait leur tête de Turc ne rêvent que de petits champs pittoresques bordés de jolis bosquets et de sympathiques murets recouverts de mousse verdoyante, entourés de belles prairies fleuries (Colchiques dans les près!), où l’on travaille en communauté surtout à la main, sans mécanique, sans chimie de synthèse, et dans la joie au contact rapproché de Mère Nature. Naturellement, un tel modèle nécessiterait le retour à la terre d’une portion importante de la population et le recourt massif au volontariat, comme le démontrent déjà toutes les expériences d’agro-écologie montées en épingles par des militants comme la journaliste « engagée » Marie-Monique Robin ou Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation.

Mais qu’importe tout cela. Il est clair pour Eline Müller que l’entreprise n’a d’autre but que de s’approprier le marché par tous les moyens:

Monsanto a le chic pour produire toujours un poison et son antidote, pour avoir la mainmise complète sur le marché, ou essayer de l’avoir, et vraiment, c’est un modèle d’agriculture, qui, à mon avis, va complètement dans le mur.

Le mieux serait donc que la multinationale disparaisse.

Quand certains croient voir Satan dans Monsanto

Les journalistes se tourne alors vers Yves Pellaux, président d’honneur de Prometerre, une association professionnelle de paysans vaudois (interrogé en tant que « qu’est-ce qu’en pensent les paysans suisses? »), qui nous dit que l’avenir est à l’agro-écologie, l’agriculture intégrée, en travaillant avec la biodiversité, et juste un tout petit peu avec la chimie. Du coup, il est aussi un peu inquiet par les plans de Monsanto.

En gros, Monsanto est présenté comme un champion de l’agriculture industrielle chimique et particulièrement de la monoculture. Sauf que l’on sait bien que l’approche de la monoculture remonte à bien avant les OGM et qu’elle est largement décriée et découragée par les professionnels. Mais, cela n’empêche pas que sa tentative de racheter Syngenta est vue comme une étape supplémentaire d’une stratégie à long-terme visant à mettre la main sur toute la chaîne alimentaire. Donc, rien de nouveau sous le ciel de la propagande anti-Monsanto.

On nous dit alors que Monsanto est la troisième entreprise la plus détestée au monde, son nom étant automatiquement associé à divers scandals sanitaires, dont les épandages de l’agent orange, au Vietnam, dont il n’est pourtant pas responsable, mais passons, mais aussi les PCB, qu’il n’était pas le seul à produire non plus, mais bon, passons également, et enfin, cerise sur le gâteau, le soi-disant scandale du glyphosate qui serait responsable d’une explosion de cancers dans le village argentin de Monte Maiz. Etonnement, il ne vient à l’idée de personne de se demander pourquoi cette explosion de cancers serait localisée uniquement dans cette région, alors que le glyphosate est le désherbant le plus utilisé au monde! Si le RoundUp était vraiment la cause de tous ces cancers, on devrait avoir une gigantesque épidémie mondiale de cancers de même type que ceux observés dans ce village.

Selon le citoyen morgien, François Meylan, fondateur du parti Morges Libre, il y aurait un malaise, presque un sentiment de honte, lié à la présence dans sa ville du quartier général de Monsanto pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, parce que l’entreprise est toujours plus sous les feux des critiques. Mais, ce n’est pas lui qui risque d’éteindre cet incendie, puisqu’il y participe aussi.

En bref…

Epouvantail MonsantoDu coup, on peut sincèrement se demander quel était l’objectif de ce sujet diffusé dans Mise au Point. En effet, il ne fait que redonner la parole à des militants anti-OGM qui ont décidé de faire de Monsanto leur principal épouvantail, une fois pour toute, et répéter les mêmes sempiternels mythes sur la nature démoniaque de l’entreprise. Certes, les journalistes permettent au porte-parole de Monsanto auprès des institutions européennes, Brandon Mitchener, de s’exprimer brièvement, mais en lui laissant juste le temps d’affirmer qu’il n’a aucun problème à combattre la bêtise, l’obscurantisme et les mensonges diffusés au sujet de Monsanto. De fait, tout au long des 10 minutes du reportage, on n’entends jamais vraiment un autre son de cloche à son sujet. La conclusion, laissée à Yves Pellaux, ne permet pas vraiment de rééquilibrer la balance, puisqu’il se contente d’affirmer une banalité absolue: l’intégrisme est une mauvaise chose en tout, y compris en agriculture.

Ainsi, le reportage se contente de renvoyer dos à dos les militants anti-OGM aux discours les plus caricaturaux et Monsanto, comme si les deux camps n’étaient en fait que les deux faces de la même problématique. En gros, ce qui nous est dit ici, c’est que les délires des premiers ne seraient qu’un reflet de la politique commerciale de la seconde! Or, ce n’est vraiment pas le cas. Cette fausse objectivité, basée sur une pseudo-égalité de prise de parole (5 minutes pour les anti-Monsanto, 5 minutes pour Monsanto, qui n’est même pas vraiment respectée, en fait) sans aucune considération pour la fiabilité des propos des uns et des autres, est une véritable plaie journalistique. Et ce cas est particulièrement emblématique de ce problème dans la mesure où l’on ressort de cette émission sans avoir pratiquement rien appris. Les anti-OGM en ressortent avec leurs a priori renforcés, et ceux qui, comme moi, ne sont pas viscéralement anti-OGM, ni même anticapitalistes ou anti-multinationales, ont l’impression d’avoir perdu leur temps.

Du coup, comme Mise au Point n’a pas vraiment laissé le seul représentant de Monsanto s’exprimer sur les accusations portées contre cette entreprise, je me permets de poster ici un lien vers une brochure éditée par Monsanto Europe sous forme de PDF.

Monsanto: Myths and Facts

Brochure détaillant quelques mythes et faits à propos de Monsanto. Cliquez sur l’image pour lire le PDF.

Ariane Beldi

Assise à la fois sur un banc universitaire et sur une chaise de bureau, une position pas toujours très confortable, ma vie peut se résumer à un fil rouge: essayer de faire sens de ce monde, souvent dans un gros éclat de rire (mais parfois aussi dans les larmes) et de partager cette recherche avec les autres. Cela m'a ainsi amené à étudier aussi bien les sciences que les sciences sociales, notamment les sciences de l'information, des médias et de la communication, tout en accumulant de l'expérience dans le domaine de l'édition-rédaction Web et des relations publiques. Adorant discuter et débattres avec toutes personnes prêtes à échanger des points de vue contradictoires, j'ai découvert quelques recettes importantes pour ne pas m'emmêler complètement les baguettes: garder une certaine distance critique, éviter les excès dans les jugements et surtout, surtout, s'astreindre à essayer de découvrir le petit truc absurde ou illogique qui peut donner lieu à une bonne blague! Je reconnais que je ne suis pas toujours très douée pour cet exercice, mais je m'entraîne dur….parfois au grand dame de mon entourage direct qui n'hésite pas à me proposer de faire des petites pauses! Je les prend d'ailleurs volontiers, parce qu'essayer d'être drôle peut être aussi éreintant que de réaliser une thèse de doctorat (oui, j'en ai fait une, incidemment, en science de l'information et de la communication). Mais, c'est aussi cela qui m'a permis d'y survivre! Après être sortie du labyrinthe académique, me voici plongée à nouveau dans celui de la recherche d'un travail! Heureusement que je m'appelle Ariane!

25 commentaires

  1. Une autre des références acharnée « anti Monsanto » GREEN PEACE!!
    Super référence! (comme le monde .LOL)
    GP est accusée (début juillet 2016) de CRIME CONTRE L HUMANITE par 110 PRIX NOBEL pour avoir agit malhonnêtement en racontant n’importe quoi pour empêcher le développement du riz doré qui aurait pu éviter depuis plusieurs années maintenant la mort de centaines de milliers d’enfants carencés en vitamine A.
    C’est bien connu les PRIX NOBEL sont tous vendu aussi à Monsanto pour oser attaquer comme cela GP! Surtout les prix NOBEL de médecine (majoritaire sur la pétition contre GP). (sur le net chercher: pétition prix Nobel contre Monsanto)

    • Personne n’a dit que les prix Nobel étaient vendus à Monsanto. Je suis au courant de cette attaque contre Greenpeace et suis bien d’accord avec le fait que cette bataille contre le golden rice est honteuse de la part de Greenpeace, d’autant plus que pour le coup, Monsanto fait preuve d’un humanisme tout a fait louable (ce qui est loin d’être systématiquement le cas d’après moi, et c’était là l’objet de mes commentaires). L’idée n’est pas d’attaquer les OGM ou Monsanto sans discernement, mais de se reporter aux faits journalistiques et scientifiques et à nos valeurs pour critiquer ce qui nous semble inacceptable pour l’humanité. De votre coté, vous semblez vouloir défendre Monsanto à tout prix, et c’est votre droit !
      Quant à l’aspect soit disant risible d’une référence au journal le Monde pour citer une décision de justice, j’avoue ne pas comprendre. Pensez vous que le Monde soit « vendu » aux anti-Monsanto ? Bien qu’évidemment imparfait, j’ai l’impression que c’est loin d’être un torchon rempli de mensonges, mais peut être avez vous des éléments vous permettant d’affirmer le contraire ?

      • Bonjour Noé

        Quand vous dites: « De votre coté, vous semblez vouloir défendre Monsanto à tout prix, et c’est votre droit ! »

        Bien sur que non je ne veux pas défendre Monsanto a tout prix (et il me semble que c’est la même chose pour l’auteur de se site)
        Là encore vous faite un amalgame.
        Il y a surement des reproches a faire a Monsanto et j’en ai en tête mais il ne concerne en rien les délire que l’on trouve sur internet.
        . L’acharnement anti Monsanto que l’on retrouve partout sur le web est pratiquement toujours basé sur des mensonges souvent mis en avant par des intégriste tel GP (qui se font passé pour des gentils en permanence…) ou des détournement/interprétation de décision de justice.

        On ne peu pas débattre sur des sujets comme les PGM ou autre en ayant en face de soit des personnes qui vous balancent en permanence des bétises aussi énormes sur Monsanto qui fausse toutes objectivité de raisonnement et discution.
        (on ne parle pas avec le diable….)

        Si je vous dis que les terroristes qui sévissent en se moment n’ont rien a voir avec des vrais musulman, je devient pour vous un terroriste également ou au minimum un musulman ??
        ou
        je ne veux pas faire l’amalgame entre l’islam et ces salopards de daesh pour remettre le débat sur la bonne route?

  2. Bonjour Ariane, j’ai lu avec attention votre article et les commentaires laissés par vos lecteurs. Je ne veux pas revenir sur le fond car finalement ça n’a que peu d’importance. Ce n’est pas en quelques lignes sur un blog ou minutes de reportages que l’on pourra accuser on défendre Monsanto. D’ailleurs Monsanto se débrouille très bien tout seul pour allumer le feu des critiques puis jouer aux pompiers aux quatre coins du monde à coup de millions de dollars pour éteindre ou du moins circoncire les foyers. Je me questionnais simplement, comme Noé, sur vos motivations personnelles à défendre cette entreprise. Est-ce un simple exercice de style, au demeurant très bien écrit, la nécessité de se faire un nom, comme un avocat qui défendrait un criminel que tout accuse pour accroître sa notoriété publique ou bien, plus prosaïquement, un mandat pour arrondir ses fins de mois sachant que Monsanto n’hésite pas à payer grassement des entreprises de com pour systématiquement récuser toute critique pouvant nuire à son image de marque. Il suffit de lire les commentaires sur leur page Facebook pour se rendre rapidement compte.

    Salutations, Seb.

    • Evidemment que vous ne pouvez revenir sur le fond: Toute personne intellectuellement honnete et qui a fait l’effort d’un peu de recherche ne peut que constater que ce que dit Ariane est correct. Je vous met au defit de demontrer qu’un seul des dix mythes enumeres par la planchette lie en fin de ce blog n’en est pas un.
      Les gens qui basent leur argumentation sur les mythes sont de deux ordres: Les ignorants et les fanatiques. Et quand ils sont mis devant la realite des faits ils ne leur reste plus qu’a jeter l’anatheme sur leur contradicteur, il y a un siecle vous auriez voue Ariane au bucher ou a la lapidation pour oser exposer vos mythes, mais a l’ere de l’Internet il vous reste le ad hominem, bien protege derniere l’anonymat de votre clavier.

      • Samuel, merci de votre réponse mais je crois que vous avez mal lu ma question. Il est nul question de jeter quiconque au bûcher mais simplement de connaître les motivations d’Ariane à rédiger un tel article. Surtout qu’en farfouillant sur le web, on rencontre quelques posts sur les OGM et les pesticides signés de sa main. Personnellement, je me moque totalement qu’elle ait ou non été payée par Monsanto pour écrire ce post. On doit tous gagner notre vie. Bonne journée.
        Seb

        • Vraiment? Vous vous moquez totalement que je sois payée par Monsanto ou pas? Mais alors, pourquoi avez-vous décidé d’entrée de jeu d’évacuer le fond de mon billet (soi-disant sans importance….) pour vous préoccuper uniquement de cette problématique??

          La réalité est que mes motivations sont parfaitement claires. Je voulais simplement rectifier un certain nombre de choses fausses diffusées un peu partout à propos de Monsanto. Et rien d’autre.

          Mais, apparemment, cela ne vous suffit pas. Vous semblez convaincu qu’il y aurait d’autres motivations, moins avouables de ma part. Sauf que si c’était le cas, vous pensez bien que je ne risque pas de vous les avouer. Je ne vous connais même pas et, si j’étais une « Monsanto shill », comme les militants anti-OGM anglo-saxons aiment à qualifier leurs contradicteurs, vous imaginez bien que je ne m’amuserais pas à le reconnaître publiquement sur mon propre blog, simplement parce que vous me le demandez en y mettant une forme polie! En effet, je doute que Monsanto choisisse des idiots pour être ses « shill », si l’entreprise en a vraiment, ce que vous êtes loin de prouver. Vous vous contentez de l’affirmer.

          Ah oui, pas besoin de farfouiller sur le Web pour trouver mes autres postes concernant Monsanto ou les pesticides. Ils sont tous sur ce blog! Il suffit donc de taper « OGM », « pesticide » ou « Monsanto » dans le moteur de recherche pour obtenir la liste de tous les billets que j’ai rédigés sur ces sujets. Et comme j’écris sous ma véritable identité, vous n’aurez aucun mal à découvrir qui je suis, si vous ne faites pas confiance à ma rubrique « A propos ». De fait, je suis bien moins anonyme que vous, Seb……

          • Merci de votre réponse. Si j’ai pris le temps de laisser plusieurs commentaires ce n’est pas pour accuser ou défendre Monsanto, Syngenta ou autre grande multi-nationale sur un cas particulier(ce que j’appelle le fond) mais plutôt de souligner une pratique de plus en plus répandue grâce au développement d’Internet et de l’anonymat (relatif!) qu’il procure, d’utiliser une armée de petites mains prêtes à déguainer leurs armes au moindre reproche, étude dérangeante ou commentaires piquants publié par un journaliste, un auteur, un scientifique ou un simple quidam. Il est évident que Monsanto ait un droit de réponse sur la moindre critique émise à son égard, mais pourquoi s’en cacher? Ça me fait penser à un restaurateur qui reçoit une mauvaise appréciation sur TripAdvisor et qui demande à un ou plusieurs de ses amis de poster des commentaires élogieux afin de faire remonter sa note. Pourquoi ne pas tout simplement répondre par lui-même?

            Enfin, pour couper court à tout commentaire supplémentaire sur mon anonymat, je me présente, mon nom est Sebastien Tronchet, j’ai une licence en biologie et un DES en sciences naturelles de l’environnement à UNIGE. Je travaille actuellement dans un collège sur Genève.

    • Bonjour Seb,

      Merci de votre commentaire et je vais essayer d’y répondre au mieux. Mais, avant tout, je dois vous remercier. Grâce à vous, je viens de gagner 1CHF de plus. En effet, avec quelques autres amis sceptiques, j’ai décidé de mettre un 1CHF dans ma tire-lire chaque fois que quelqu’un me demandera si je travaille pour Monsanto ou laisse lourdement entendre que je serais achetée par l’industrie! Bah oui, j’en ai marre de ces soupçons, alors que je ne reçois pas un rond avec pour billets de blog ou mes interventions dans d’autres forums. Au moins là, j’ai l’impression de gagner mon franc symbolique!

      Ensuite, comme je l’ai déjà dit dans mes autres réponses, s’interroger sur les intentions d’un énonciateur ne vaut la peine que si celui-ci tient des propos faux et s’entête dans cette voie, alors même qu’il a été démontré par A+B que ses propos sont faux. Si ce n’est pas le cas, alors, je n’en vois pas l’intérêt. A partir du moment où ce que j’écris est juste, pourquoi vous questionneriez-vous sur les raisons qui m’ont poussé à l’écrire? Qu’est-ce que ça peut vous faire? A votre avis, l’opposition à Monsanto justifie-t-il de raconter n’importe quoi à propos de cette firme? C’est cela??

      Enfin, je dois avouer que les démarches faussement ingénue comme la vôtre m’agacent un peu, parce que j’ai l’impression qu’on me prend légèrement pour une bille. Vous pensez sérieusement que je vais vous avouer, comme ça, à votre simple demande, que je travaille pour Monsanto ou que je suis payée par la firme pour prendre sa défense sur le Web?? Juste parce que vous m’avez posé la question sur un ton un peu plus poli que les autres enragés anti-OGM ou anti-Monsanto?? Franchement?? Vraiment?? Ou bien c’est juste une question rhétorique par laquelle vous essayez de faire passer une attaques ad hominem sous des allures innocentes et sans aucune arrière-pensée?? Vous pensez sincèrement que je vais entrer dans ce petit jeu??

  3. Approche correcte? Le journal « Le monde » ne le serait donc pas? Car d’après eux Monsanto a bien été condamné pour le scandale de l’agent orange. Peut être alors est-ce la justice qui n’est pas correcte? Je me permets de poser la question. Pour info je ne suis pas « écolo colchique dans les prés » mais docteur en biologie végétale (génétique/amélioration des plantes). Je suis moi même souvent atterré par les aberrations non-scientifiques que l’on peut entendre sur les réseaux sociaux, notamment au nom du « politiquement incorrect ». Cependant, je crois que cet article me consterne plus encore: une défense de Monsanto, essayant de se faire passer pour objective, sans réelle réflexion, avec quelques raccourcis un peu gros. Sans vouloir partir dans un débat qui viendrait éloigner les commentaires du thème abordé, je m’interroge sur les motivations de l’auteure pour écrire un tel article.

    • Et bien, puisque vous avez décidé de me rentrer dans le lard d’entrée de jeu, j’espère que vous ne m’en voudrez pas d’en faire de même avec vous!

      Alors, disons-le d’emblée, vous faites bien de me signaler que vous êtes docteur en biologie végétale, parce que je n’aurais jamais pu le deviner dans votre manière de commenter. Entre les arguments d’autorité, le procès d’intention et les reproches gratuits, on ne peut pas dire que votre commentaire présente une « réelle réflexion » ou évite les « raccourcis un peu gros ».

      Ainsi, puis-je savoir où j’aurais dit que Le Monde n’a pas une approche correcte?? Je ne cite ce journal nulle part dans ce billet! Et où aurais-je nié la condamnation de Monsanto dans le cadre de l’affaire de l’agent en orange dans les années 70??

      Ensuite, je ne vous apprend pas que dans un débat, s’interroger sur les motivations de son interlocuteur n’a de pertinence que si celui-ci profèrent des choses fausses ou raisonnent de travers et s’entêtent dans cette voie malgré les démonstrations de la fausseté de ses propos. Dans la mesure où vous ne précisez absolument pas en quoi mes propos seraient faux, voire mensongers, ni même en quoi mon billet manquerait de réelle réflexion, votre interrogation sur mes motivations est simplement hors-sujet.

      Si vous voulez que nous discutions vraiment de ce billet, laissez donc tomber les tentatives de déstabilisation (ça ne marche pas), et dites-moi donc concrètement ce qui cloche avec mon propos. A ce moment-là, si vous arrivez à me démontrer que j’aurais publié des informations erronées ou que ma démarche est infondée, je ferai les corrections nécessaires.

      • vous voulez du concret ? :
        « …qui nous répèterons la même sempiternelle propagande anti-Monsanto »
        des le début, pour vous, les argument anti-OGM ne sont que de la propagande.

        merci, avec ces quelques mots, vous coupez court a tout débat, parce que pour vous, ceux qui pensent différemment ne font que de la propagande.

        alors, tout comme Noé, je m’interroge sur vos motivations qui ne sont vraiment pas claire !
        votre titre :  » Mise au Point sur Monsanto ou mise au pilori? » aurait du être :  » mise au pilori des opposants à Monsanto « , ça aurait été plus honnête !

        et le petit coup de pub a la fin avec la plaquette monsanto, avec des  » infos » incontestables car sans contradiction ( très pratique ) ressemble justement a ce que vous critiquez : un avis unique !

        • Je voulais du concret sur mes soi-disant « raccourcis assez gros » ou mon « manque de réflexion réelle ». Là, vous m’accusez de vouloir couper court au débat, ce qui n’est pas exactement la même chose. Mais, vous ne démontrez pas en quoi cette affirmation aurait cet effet (ou même cette intention), ni même ne prenez la peine de prouver que j’aurais tort de qualifier de propagande les propos des anti-OGM au sujet de Monsanto. Je maintiens qu’il s’agit d’une propagande, parce que la plupart de leurs assertions au sujet de cette entreprise sont soit vastement exagérées (Monsanto tenterait d’écraser tous ceux qui sont sur son chemin), soit carrément fausses (Monsanto tenterait de mettre le grappin sur toute la chaîne alimentaire ou agro-alimentaire, Monsanto empoisonnerait les populations avec des OGM qui n’auraient jamais été contrôlés pour leur nocivité, Monsanto oblige les paysans à acheter ses semences, Monsanto a acheté la société Blackwater, Monsanto a commandité le meurtre de dizaines de journalistes et syndicalistes, etc).

          Par ailleurs, comme je l’ai dit à Noé, à partir du moment où je ne suis pas en train de répandre volontairement des informations fausses et mensongères, mes motivations ou intentions sont sans pertinence. De fait, celui qui essaie de couper court au débat ici, c’est bien vous, en essayant de rediriger la conversation vers ma personne, supposément malintentionnée, et donc ma morale défaillante. Parce que quel intérêt y a-t-il à écouter une personne malveillante et immorale? Plus prosaïquement, cela s’appelle tirer sur le messager parce qu’on ne veut surtout pas écouter le message qu’il porte.

          Ensuite, la reprise de la plaquette de Monsanto n’a rien d’un coup de pub. A moins bien sûr que vous ne considériez comme de la pub le fait de donner la parole à la partie mise en accusation par un reportage qui ne lui a pratiquement pas laissé le temps de se défendre, tout en laissant les accusateurs s’exprimer en long et en large. De fait, il est assez clair que je ne fais que rééquilibrer un propos qui était clairement et injustement à charge. Monsanto traîne effectivement un certain nombre de casseroles historiques, mais cela ne signifie pas qu’il soit justifié de manipuler les faits et surtout, d’inventer des crimes là où il n’y en a pas, juste histoire de transformer cette société en épouvantail à agiter chaque fois que le thème des OGM est évoqué. Surtout, les journalistes devraient être en mesure de prendre de la distance par rapport à ce militantisme de base et se préoccuper des faits et non pas d’un storytelling qui donne l’impression qu’ils défendent la veuve et l’orphelin. D’autant moins si ce storytelling ne correspond en rien à la réalité. L’écologie et la promotion d’une agriculture durable valent mieux que ces manipulations de bas étage.

          Or, comme je viens de le répondre à Noé, je ne défends pas Monsanto, mais une vision factuelle et exacte des choses, c’est-à-dire « correcte », ainsi que s’intitule ce blog. Du coup, c’est moi qui m’interroge sur votre mansuétude envers des militants qui sont prêts à raconter n’importe quoi pour défendre leur cause. En effet, quelle cause a besoin d’être défendue par des mensonges? Vous pouvez me le dire?

          • Vous n’êtes pas « correcte » quand vous dites que Monsanto n’est pas responsable du drame de l’agent orange, car il l’est clairement (mais vous ne semblez pas vouloir reconnaître que ce que vous avez dit est faux).
            Vous n’êtes pas « correcte » quand vous dites « contrairement à ce que vous dites, ce n’est pas Monsanto qui a proposé au gouvernement américain de l’utiliser au Vietnam ». Je n’ai jamais dis ça, relisez mon commentaire s’il vous plait.
            Enfin je ne vous trouve absolument pas « correcte » quand vous dites que Monsanto est « une entreprise qui n’est honnêtement pas pire que d’autres grandes firmes ».

            Cette entreprise a été condamnée en justice et reconnue coupable d’une chose atroce ayant entrainé et continuant d’entrainer des cancers, des malformations. de la cécité et de l’infertilité chez des populations. Et vous avez le culot d’affirmer que cette entreprise n’est pas pire que les autres? Si vous avez raison, alors je trouverais justifié d’utiliser toute la propagande nécessaire pour les combattre. Comment pouvez vous défendre une entreprise qui n’a pas de considération pour la vie et la santé d’être humain? De débat il ne peut effectivement y avoir, car nous avons des valeurs trop éloignées.

            Enfin comme le souligne clebs, vous prétendez être correcte et objective, et vous montrez l’inverse des les premières lignes. Bonne continuation avec votre blog et votre recherche d’emploi, puissiez vous ne jamais subir les affres de la sur-exploitation de la planète terre et de ses habitants.

            • De nouveau, où voyez-vous que j’ai dit ou même laissé entendre que Monsanto n’avait aucune responsabilité dans le drame de l’agent orange? C’est sûr qu’il va être difficile de discuter si vous continuez de brûler des hommes de paille, c’est-à-dire de me reprocher des propos que je n’ai jamais tenus ou sous-entendus et de me faire des procès d’intention! J’ai seulement dit que Monsanto n’était ni l’inventeur de l’agent orange, ni son seul producteur, comme le prétendent souvent les militants anti-OGM! Je ne vois pas ce qu’il y a de si difficile à comprendre.

              Ensuite, vous me demandiez de convenir que le « rapport falsifié, rédigé par Monsanto, indiquant l’innocuité de cet agent qu’il commercialisait, a sans aucun doute contribué au fait que le gouvernement américain décide d’utiliser ce produit lors de la guerre du Vietnam. » Or je n’ai aucune raison d’en convenir, parce que c’est parfaitement faux. D’ailleurs, je me demande bien où vous avez pu pêcher une pareille information. En tous cas, pas dans l’article du Monde que vous m’aviez initialement cité (http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/monsanto-un-demi-siecle-de-scandales-sanitaires_1643081_3244.html)! Le rapport dont vous parlez a été présenté au cours du procès qu’ont intenté les associations de vétérans à Monsanto et 6 autres firmes ayant participé à la production de l’agent orange pendant la guerre du Vietnam. Un procès qui s’est déroulé en 1987, soit plus de 15 ans après la fin du conflit!

              L’article du Monde est d’ailleurs loin d’être entièrement correcte (je me rends compte qu’il est pleins d’erreurs….je vais peut-être en faire un debunking). Ainsi, les entreprises mises en accusation n’ont jamais été condamnées à payer 200 millions de dollars à la caisse de compensation des vétérans. Elles ont accepté de les payer à l’issu d’un arrangement à l’amiable (settlement), en échange d’un renoncement total de la part des vétérans de toutes actions légales futures à l’encontre de ces firmes! Et accepter ce genre d’arrangement ne constitue de loin pas forcément une reconnaissance implicite de culpabilité.

              En réalité, Monsanto n’a commencé à fabriquer l’agent orange qu’à partir de 1960, à la demande du département militaire de la défense américaine. Jusque-là, il n’avait jamais été commercialisé pour un usage privé, puisqu’il avait été développé par les laboratoires militaires américains et britanniques depuis les années 40, comme herbicide de guerre. De fait, les Britanniques ont été les premiers à utiliser l’agent orange dans une campagne militaire, en Malaisie, dans les années 50. Ce n’est qu’après que les Américains aient constaté la redoutable efficacité de ce produit au Vietnam qu’il a commencé à être utilisé en agriculture aux USA.

              Par ailleurs, l’agent orange a aussi été testée dans les années 50 sur des prisonniers aux USA dans l’espoir d’en tirer une arme biologique. Le gouvernement américain savait donc parfaitement que ce produit pouvait poser un risque important pour la santé humaine avant même de décider de l’employer au Vietnam. Sans compter que les concentrations d’agent orange utilisé durant la guerre équivalaient à 13 fois la dose pour un usage agricole! Les paysans américains ont donc été bien moins exposés que ne l’ont été les soldats US aux Vietnam et surtout les Vietnamiens eux-mêmes.

              Alors, je vous le demande encore une fois: Dites-moi donc où je me serais trompée ou sur quel sujet j’aurais tenus des propos erronés. Sinon, effectivement, il n’y a plus grand chose à ajouter. Je n’ai aucune intention de revenir sur vos attaques ad personam qui ne démontrent qu’une seule chose: une tentative de dévier le tir vers ma personne pour ne pas devoir vraiment traiter de mes assertions et arguments.

            • « Monsanto n’est pas responsable du drame de l’agent orange »

              Monsanto, la société de production de produits chimiques à acquis en 1996 une société qui s’appelle Agracetus et une société qui s’appelle Dekalb Genetic Corporation.

              Un an après, la société Monsanto c’est séparer en deux entreprises distinctes : Solutia (entreprise de chimie, le « Monsanto » d’origine) et « Monsanto » (qui n’a pas pu changer de nom pour des raisons financières, et qui comprend en gros Agracetus et Dekalb). Alors c’est vrai, leur activitée de recherche était tourné un peu vers l’agriculture depuis les années 80 (en génétique, mais surtout en divers produits phytosanitaire, traitement pour animaux, etc).

              Donc techniquement, l’entreprise qui garde l’héritage de Monsanto(la première entreprise) c’est Solutia, et non Monsanto(l’entreprise actuelle).

              Mais personne ne s’intéresse à l’histoire de cette entreprise avant de parler pour faire des raccourcies stupides (peu de gens disent de Bayer que c’est le mal à cause de l’utilisation de juifs des camps de concentrations, de n’importe quelle fabriquant de voitures, qui ont aussi participer aux efforts de guerres, etc).

      • Vous ne citez effectivement pas le journal « Le Monde », mais en affirmant que « Monsanto n’est pas responsable de l’épandage de l’agent orange » vous vous permettez de contredire ce journal de référence, et c’est cela que je pointe dans mon commentaire.
        Peut être jouez vous sur les mots. Peut être, en disant que « Monsanto n’est pas responsable de l’épandage de l’agent orange » vous voulez dire que ce ne sont pas les dirigeants ou les employés de Monsanto qui ont répandu l’agent orange sur la campagne vietnamienne. Dans ce cas vous avez raison, mais je pense que vous ne nierez pas que le rapport falsifié, rédigé par Monsanto, indiquant l’innocuité de cet agent qu’il commercialisait, a sans aucun doute contribué au fait que le gouvernement américain décide d’utiliser ce produit lors de la guerre du Vietnam. Dans ce cas vous admettrez qu’affirmer que « Monsanto n’est pas responsable de l’épandage de l’agent orange » est légèrement malhonnête vis à vis de vos lecteurs, qui eux, j’imagine, n’ont pas une aussi bonne connaissance de cette entreprise que vous.
        Quand vous me dites « je ne vous apprend [sic] pas que dans un débat, s’interroger sur les motivations de son interlocuteur n’a de pertinence que si celui-ci profèrent [re-sic] des choses fausses ou raisonnent de travers et s’entêtent dans cette voie malgré les démonstrations de la fausseté de ses propos” vous me surestimez chère Ariane, car je l’ignorais. Mon questionnement n’avait rien à voir avec les (plutôt devrais-je dire la) chose(s) fausse(s) que vous proférez. Il n’avait pas pour intention non plus de vous déstabiliser comme vous le suggérez, pas plus qu’il ne sous entend que vous vous entêtiez « dans cette voie malgré les démonstrations de la fausseté de ses propos ». Mon questionnement était simplement le suivant :
        Pourquoi Ariane, nous racontez vous ceci ? Qu’est-ce donc qui vous pousse à défendre ce géant de l’industrie, lui qui compte plus d’avocats que vous, de semestres de fac validés ? Que les lobbyistes travaillant pour cette firme le fassent, je le comprends aisément. Que ceux qui y travaillent et gagnent leur vie grâce à cette entreprise, eux ou leur proche, le fassent, je le comprends également. Mais vous Ariane ? A l’heure où les revues scientifiques mondiales les plus prestigieuses publient des articles de recherche indiquant que l’humanité est condamnée à très court terme, et ce justement (en partie) à cause de la diminution de la biodiversité (dont Monsanto est, également en partie, responsable – contactez moi si vous souhaitez des référence solides à ce sujet-), pourquoi diable Ariane souhaitez vous défendre cette entreprise ? Je vous assure que j’aimerais comprendre cela.

        • Re-bonjour Noé!

          Étant sur un téléphone portable, je ne répondrai que brièvement. Concernant l’agent orange et Monsanto, je ne joue absolument pas sur les mots. Ce passage de mon billet fait référence au fait que le plupart les militants anti-OGM tendent à affirmer que Monsanto est l’inventeur de l’agent orange et qu’il en serait le seul producteur,, ce qui est faux. Par ailleurs, contrairement à ce que vous dites, ce n’est pas Monsanto qui a proposé au gouvernement américain de l’utiliser au Vietnam. En réalité, c’est le gouvernement qui a demandé à Monsanto ainsi qu’à 6 autres entreprises de le produire pour l’armée. Certes, on peut estimer que Monsanto aurait dû refuser, sachant parfaitement bien les dégâts que ce produit causerait aussi bien à l’environnement qu’à ceux qui se trouveraient sous les épandages. Mais, c’est une autre question sur laquelle je ne peux m’étendre ici.

          Ensuite, Monsanto n’est en rien responsable de la baisse de la biodiversité dans certaines régions! L’entreprise n’a jamais obligé qui que ce soit à faire dans la monoculture intensive et aujourd’hui, ce genre de politique agraire est généralement découragée et Monsanto en tient compte, tout comme les autres semences.

          De fait, je e ne défends pas Monsanto, mais une vision factuelle des choses. Or, il se trouve que les anti-OGM ont fait de Monsanto une sorte d’épouvantail devant incarner aussi bien l’horreur des manipulations génétiques à large échelle que leur haine du capitalisme et de l’industrie. Ils en arrivent ainsi à raconter absolument n’importe quoi sur cette entreprise afin d’augmenter encore la peur des OGM, au point que l’on a des militants qui en viennent à détruire la recherche publique sur les PGM au nom du combat contre Monsanto! A force de focaliser ainsi sur une entreprise qui n’est honnêtement pas pire que d’autres grandes firmes, les anti-OGM détournent l’attention des vrais enjeux qui est l’intégration des techniques modernes d’agriculture avec les politiques de développement durable.

        • En tant que lecteur regulier de Le Monde, je vous assure qu’ils racontent des inepties a longueur de pages en ce qui concerne l’environnement. Les journalistes (certainement pas scientifiques) ne maitrisent pas leur sujets et en remettent une couche avec leur biais anti-ogm, anti-nucleaire, etc.
          Donc plutot que vous refugier derriere le critere « Journal de Reference » faites donc l’effort d’un peu de recherche des faits et constatez par vous meme le manque de professionnalisme de leurs journalismes sur les sujets a caractere scientifique.

          • Samuel. Je vous parle d’une décision de justice, et vous, de crédibilité scientifique. Ce n’est pas la même chose. Croyez moi, lorsque j’ai besoin d’informations scientifiquement exactes, je me tourne vers des journaux « peer reviewed »

  4. Une composante du phénomène relaté ici (en faisant l’hypothèse qu’il n’y a pas de biais idéologique de la part des journalistes) est qu’il y a une énorme asymétrie entre les opposants et Monsanto.

    En effet, les journalistes cherchent souvent des personnalités « indépendantes » pour prendre la parole. Ils pensent que la communication des entreprises n’apporte pas grand chose, car elles disent ce qui les arrange (ce qui n’est pas faux). Cependant, prendre la parole dans les médias demande d’être disponible à tout instant: de fait les médias se retrouve alors à interroger des militants, ou à tout le moins des gens très motivés. Mais ils arrivent très bien à se positionner comme « indépendants » (mais non « impartiaux »).

    À partir de là, il ne peut y avoir d’équilibre et seule une vérification des affirmations pourrait le rétablir. Mais pour ça il faudrait interroger d’autres personnes, trouver d’autres sources, montrables à TV si possible. Bref, c’est grillé.

    Si vous ajoutez un bon gros biais idéologique, ça devient la fête du slip.

  5. Sans vouloir polémiquer, je trouve que d’une manière générale une large part des médias penchent vers « l’alternatif » que ce soit en matière de médecine, wellness, anti-« chimique » et anti-science en général. Et dans ce domaine la RTS fait très fort dans l’anti-science, donc merci d’avoir « perdu » votre temps pour vos lecteurs 😉

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