Commentaire à chaud #5 | La tambouille agricole suisse ou comment s’assurer que l’agriculture à base d’OGM coûte plus chère que les autres

>> Coexistence entre cultures conventionnelles et cultures d’OGM: fin de la consultation

ChevreEtChouComme on aurait pu s’en douter, ménager la chèvre (les oppositions de principe aux OGM d’une partie de l’opinion publique relayée par les écolos et certains lobbies paysans) et le chou (liberté d’entreprise et de choix commerciaux, développement scientifique en agronomie), ça coûte cher. Très cher même, parce qu’en Suisse, comme d’habitude, on va essayer de faire du sur-mesure au millimètre près. Naturellement, les opposants absolus à toute plante obtenue par transgenèse en profiteront pour clamer sur tous les toits que ce genre d’agriculture est beaucoup plus chère que les méthodes conventionnelles ou bio et qu’il ne fait donc aucun sens de produire des OGM en Suisse. Cela leur permet de promouvoir leur agenda idéologique sous l’angle utilitariste et économique sans avoir à passer par la case science, laquelle ne se laisse pas (plus) aussi facilement plier aux desiderata dogmatiques.

chèvre1J’espère simplement que suffisamment de parlementaires s’allieront pour faire cesser cette pantalonnade politique par laquelle certains partis et certains intérêts privés tentent de verrouiller purement et simplement un marché, en limitant de manière exagérée les choix économiques et commerciaux non seulement des producteurs et des distributeurs, mais aussi des consommateurs. Ce n’est pas aux adeptes du bio et du tout-local de décider quelle orientation l’agriculture et la consommation de produits alimentaires doivent prendre.

> Ici, un compte-rendu par ats/dg de cette question.

Ariane Beldi

Assise à la fois sur un banc universitaire et sur une chaise de bureau, une position pas toujours très confortable, ma vie peut se résumer à un fil rouge: essayer de faire sens de ce monde, souvent dans un gros éclat de rire (mais parfois aussi dans les larmes) et de partager cette recherche avec les autres. Cela m'a ainsi amené à étudier aussi bien les sciences que les sciences sociales, notamment les sciences de l'information, des médias et de la communication, tout en accumulant de l'expérience dans le domaine de l'édition-rédaction Web et des relations publiques. Adorant discuter et débattres avec toutes personnes prêtes à échanger des points de vue contradictoires, j'ai découvert quelques recettes importantes pour ne pas m'emmêler complètement les baguettes: garder une certaine distance critique, éviter les excès dans les jugements et surtout, surtout, s'astreindre à essayer de découvrir le petit truc absurde ou illogique qui peut donner lieu à une bonne blague! Je reconnais que je ne suis pas toujours très douée pour cet exercice, mais je m'entraîne dur….parfois au grand dame de mon entourage direct qui n'hésite pas à me proposer de faire des petites pauses! Je les prend d'ailleurs volontiers, parce qu'essayer d'être drôle peut être aussi éreintant que de réaliser une thèse de doctorat (oui, j'en ai fait une, incidemment, en science de l'information et de la communication). Mais, c'est aussi cela qui m'a permis d'y survivre! Après être sortie du labyrinthe académique, me voici plongée à nouveau dans celui de la recherche d'un travail! Heureusement que je m'appelle Ariane!

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