Au fil des débats #2 | Etudier autrement le chemin de l’information dans un réseau social avec le Pegasus Data Project

Il y a trois heures de cela, j’ai découvert le Pegasus Data Project, qui m’a spontanément ajouté à sa liste Panel3_Romandie, composée de « Romands » actifs sur Twitter! Je les remercie de l’avoir fait!

Comme l’indique le sous-titre de leur blog, les initiateurs de ce projet visent à développer des méthodes d’analyse des voies que prennent les informations en parcourant les réseaux sociaux. Et pas uniquement selon des calculs statistiques, même si ceux-ci en font partie intégrante, accompagnés d’outils de visualisation des relations entre usagers de Twitter en particulier. En effet, les deux chercheurs, Yannick Rochat et Martin Grandjean, respectivement mathématicien et historien, semblent avoir décidé de mettre en commun les approches de leurs propres disciplines et de se les approprier de manière croisée dans une optique interdisciplinaire.

L’une des émissions matinales quotidienne de RTS-La 1ère, intitulée Ligne Directe, dont le principe est de faire débattre les auditeurs, par téléphone, mais aussi et surtout par Twitter, leur sert de premier terrain d’expérimentation. Le hastag de l’émission #EnLD leur permet notamment de suivre les échanges des auditeurs chaque jour et de visualiser leurs interactions.

De telles recherches intéressent probablement la RTS et les producteurs de l’émission la Ligne Directe, mais aussi d’autres acteurs institutionnels du service public pour les précieuses informations qu’elles peuvent leur apporter sur la manière dont leurs publics se servent de ces technologies dans le cadre de leur audienciation (un terme barbare pour définir la manière dont les individus se constituent en audience en acceptant d’être assimilés à d’autres individus, généralement inconnus et éloignés géographiquement, imaginés comme partageant les mêmes goûts et pratiques). Par ailleurs, elles ouvrent de nouvelles manières d’aborder les questions de l’évolution des usages pour les chercheurs en sciences sociales, humaines et les ingénieurs, soit qu’ils se soucient de l’évolution actuelle de la société (surtout dans le cas des premiers), soit qu’ils cherchent à simplement mieux comprendre ce que cela signifie pour le monde économique dans lequel ils évoluent (pour les concepteurs de nouveaux produits).

En ce qui me concerne, je serai au poste mardi matin pour suivre le fil Twitter de La Ligne Directe, tout en l’écoutant sur ma tablette grâce à l’application « Radio » (je n’ai plus de radio depuis longtemps….)! En effet, je compte bien suivre l’évolution de ce projet, même si je ne pense pas être à même de contribuer immédiatement à ces recherches, mon travail actuel étant plutôt focalisé sur les usages de technologies numériques de livraison de contenu médiatique (i.e., le DVD) dans le cadre du divertissement audiovisuel pur. Mais, une fois ma thèse terminée, je ne souhaite pas me retrouver complètement larguée sur la question du rôle des réseaux sociaux dans l’information des gens et les débats citoyens, surtout que c’est un sujet qui semble préoccuper tout le monde, depuis les politiques jusqu’aux institutions scolaires en passant par tous les secteurs industriels. Or, il me semble que le Pegasus Data Project est un bon point de départ pour approfondir ma compréhension de ces phénomènes, même si ce n’est pas le seul.

Ariane Beldi

Assise à la fois sur un banc universitaire et sur une chaise de bureau, une position pas toujours très confortable, ma vie peut se résumer à un fil rouge: essayer de faire sens de ce monde, souvent dans un gros éclat de rire (mais parfois aussi dans les larmes) et de partager cette recherche avec les autres. Cela m'a ainsi amené à étudier aussi bien les sciences que les sciences sociales, notamment les sciences de l'information, des médias et de la communication, tout en accumulant de l'expérience dans le domaine de l'édition-rédaction Web et des relations publiques. Adorant discuter et débattres avec toutes personnes prêtes à échanger des points de vue contradictoires, j'ai découvert quelques recettes importantes pour ne pas m'emmêler complètement les baguettes: garder une certaine distance critique, éviter les excès dans les jugements et surtout, surtout, s'astreindre à essayer de découvrir le petit truc absurde ou illogique qui peut donner lieu à une bonne blague! Je reconnais que je ne suis pas toujours très douée pour cet exercice, mais je m'entraîne dur….parfois au grand dame de mon entourage direct qui n'hésite pas à me proposer de faire des petites pauses! Je les prend d'ailleurs volontiers, parce qu'essayer d'être drôle peut être aussi éreintant que de réaliser une thèse de doctorat (oui, j'en ai fait une, incidemment, en science de l'information et de la communication). Mais, c'est aussi cela qui m'a permis d'y survivre! Après être sortie du labyrinthe académique, me voici plongée à nouveau dans celui de la recherche d'un travail! Heureusement que je m'appelle Ariane!

Laisser un commentaire (les commentaires sont modérés) | Leave a comment (comments are moderated)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.